Résumé : VECU... Le père d'Angela s'est noyé quand elle avait cinq ans. Sa soeur en avait trois, sa mère vingt-cinq. Elles vivaient dans la Manchester industrielle, où l'argent manquait. Mais les voisins et les amis étaient chaleureux dans ces années soixante-dix. Deux "père" de substitution vont faire leur apparition, l'un après l'autre, pour y instaurer un climat infernal. Pendant que les coups et la vaisselle pleuvent au milieu des hurlements, Andrea s'enferme dans sa chambre et noie sa douleur dans les livres. L'écriture, l'instruction et le rêve d'un futur deviennent ses meilleurs alliés. Violence, sexe, claustrophobie, solitude. Pourtant, la narratrice en tire une évocation lumineuse, excellant à transcrire les gaucheries de l'adolescence, les cocasseries du dialecte local, la rudesse du langage des adultes.